Le sulfureux héritage de SAINT-LOUP


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Un anniversaire oublié, c'est celui de Saint-Loup, qui naquit le 19 mars 1908 à Bordeaux. Il est vrai qu'en ces temps de détresse identitaire, l'écrivain disparu en décembre 1990 sent le soufre. On ne préconise pas impunément le respect de l'héritage racial !
LE SANG ET LA SUEUR
Saint-Loup passa les dernières années de son existence dans le village dauphinois de Vif; Est-ce fortuit ? Ou plus vraisemblablement une façon de dire aux bons Européens, ceux pour qui et aux côtés de qui il a combattu, qu'il sera toujours parmi eux ? Sur les hauteurs du village ont été exhumés au tout début du siècle des vestiges, parmi lesquels ces tombes connues sous le nom de Saint-Loup. Encore un " heureux hasard " ?
Voire... Il y a peu de place pour le hasard chez l'auteur des Copains de la Belle Etoile. Il a construit sa vie autour d'hommages et de mythes. Il a tracé une voie lumineuse pour qui ne sait pas d'où il vient. Il est comme un étendard solidement planté au milieu d'un champ de bataille ou d'une bourrasque ; il est, pour reprendre cette belle formule évolienne, homme au milieu des ruines.Homme sans cesse en mouvement, guerrier, explorateur, accessoirement écrivain, Saint-Loup est partout à sa place, et c'est tant mieux pour nous. Une vie qui est à elle seule un roman d'aventures... Skieur de fond en Laponie, animateur des Auberges laïques de la jeunesse, pionnier de l'enduro en France, journaliste à Sciences et Voyages, sergent dans la LVF et responsable politique de la division Charlemagne, instructeur des troupes de montagne de Perón en Argentine, andiniste et navigateur en Terre de feu. Le parcours est époustouflant. C'est aussi pourquoi l'on peut dire que Saint-Loup aura écrit ses livres avec son sang et sa sueur.
L'ENGAGEMENT
Tout commence aux " jeunes de l'Europe nouvelle "; celui qui est encore Marc Augier propose l'engagement dans la Légion des Volontaires français. Au Congrès mondial des Auberges de Jeunesse, le collaborateur de Léo Lagrange a compris que les démocraties préparent la guerre. Pour lui c'est une déchirure : les politiques ne semblent avoir tiré aucun enseignement des carnages du précédent conflit mondial. Il faut prendre parti. On a souvent évoqué le pacifisme de Saint-Loup qui s'engagea avant tout contre les véritables fauteurs de guerre. Il en est vite revenu. Méditons cette confidence : " Je ne voudrais pas ramasser, même dans la boue, notre pacifisme d'antan. La guerre nous a révélé le sens de la vie, qui n'est en aucune manière pacifiste. En dehors du combat pour le peuple et pour la liberté, nous n'apercevons pas de salut, nous ne découvrons aucune mesure acceptable de la vie (...). Pour tout ce qui concerne les grands aspects de leur existence : régimes, frontières, colonies, libres passages des mers, les peuples s'en remirent toujours à la guerre. Il y a peu de chance pour que les pacifistes réussissent à modifier la loi biologique des espèces. ". Concurremment, en écrivant ces lignes, Saint-Loup donne au pacifiste le droit de s'exprimer, il accepte que " Le caractère général et obligatoire de la guerre et de la mobilisation " puisse être insupportable à certains. Mais il effectue le distinguo entre ceux-là, les pacifistes dont il n'est plus, et les guerriers dont la guerre est le privilège. Il persiste et il signe : " Le combat est la meilleure et la plus impitoyable sélection des aristocraties. " Par son engagement dans la LVF, et celui de ses camarades, l'auteur des "Volontaires" va trouver la " renaissance du volontariat de la guerre ". Le légionnaire appartient à une association de peuples européens, à l'image des croisades de la chrétienté ! " Il y a quelque chose dans notre geste légionnaire qui rappelle ces temps fabuleux qui virent naître la culture occidentale... " Les légionnaires sont 1es nouveaux bâtisseurs d'un ordre de la chevalerie ; il ont prononcé des vœux d'obéissance et de pauvreté, ils ont retrouvé des règles perdues depuis le Moyen-Age. De cette geste, Saint-Loup tire un enseignement essentiel : " La vraie grandeur est toujours solitaire. " Et c'est d'autant plus vrai quand on sait combien furent vilipendés et diabolisés ceux qui choisirent de se dresser contre le bolchevisme.
UN " RECOMMENCEMENT "
Saint-Loup imagine un monument aux légionnaires avec, en exergue, les noms des sacrifiés : " Ceux-là ont donné leur vie pour qu'il y ait quelque part un recommencement... " Cette tentative de recommencement est d'abord énoncée dans la fameuse trilogie Volontaires-Hérétiques-Nostalgiques, évocation brute du nouvel homme, aristocrate, élitiste, bête de guerre exaltée par le manque de nourriture et de sommeil. " Hors d'haleine, ruisselant de sueur, maigre et bronzé, le gargon de la future brigade d'assaut SS , a subi le destin qu'il a choisi. Pour survivre : une tasse de faux café à peine sucré le matin, un litre de soupe claire sans viande à midi, trente grammes de saucisse et vingt-grammes de margarine de houille à 17 heures, quatre cents grammes de pain pour vingt-quatre heures. Et c'est tout ! Pas de rabiot. " Le guerrier est un ascète, forcément, puisqu'il entre en religion. Il prend la forme du capitaine Le Fauconnier, personnage mystérieux, aux allures de fanatique. Cette nouvelle religion dont il se fait l'apôtre auprès des légionnaires est exigeante mais tout empreinte de noblesse. Même Mgr Mayol de Luppé, l'aumônier de la troupe, y trouvera sa place : " Au Christ souffrant, le national-socialisme oppose le Christ combattant. " Tel celui que l'on voit, gigantesque glaive au côté, sur une fresque du monastère serbe de Detchani... au Kosovo ! Prêtres-guerriers, moines-soldats, tels qu'on en trouvait au temps des templiers et des chevaliers porte-glaive... A ceci près que " le christianisme a construit sa fortune sur la lie biologique du monde romain, et ne s'est maintenu qu'en faisant appel à la faiblesse naturelle de l'homme, en substituant l'image fallacieuse du paradis aux dures réalités terrestres. La fuite en avant est réservée aux lâches, donc au plus grand nombre ". Nous entrons par là dans le vaste et fascinant domaine des mythes.
GRAAL DES PAÏENS ET CONSCIENCE RACIALE
Le païen est, à l'instar du chrétien, à la recherche de son Graal. En l'occurrence pour Saint-Loup : une connaissance perdue que les nazis, soutenus par les aryosophistes de l'Ahnenerbe, seraient allés récupérer du côté de Montségur. Ce Graal n'aurait évidemment rien d'une coupe ayant recueilli le sang du Christ mais peut-être bien après tout une table des lois comportant, gravés dans la pierre en écritures enchevêtrées, les grands principes de la race aryenne.Cette religion oubliée, où les notions de combat et de race sont de toute évidence privilégiées, est présente dans la plupart des ouvrages de Saint-Loup ; Nouveaux Cathares, Les Hérétiques, Götterdämmerung... Leur auteur va même jusqu'à préciser en quel endroit repose le précieux coffre plombé. Confié à la crevasse d'un glacier autrichien, le front de la moraine devrait logiquement le libérer avant la fin du siècle !... Ces lois aryennes, Saint-Loup les interprète de façon très précise : contre une religion aveugle et primaire de la race, il prône le bonheur pour chaque peuple à l'intérieur de son groupe biologiquement défini ". C'est aussi pourquoi il déplore le pangermanisme. Humanité biologiquement supérieure - et eugénisme -, certes, mais tenue éloignée de tout racisme pseudo-scientifique. A un personnage des Nostalgiques qui s'explique face à son juge, Saint-Loup fait dire : " Nous sommes seulement des hommes de race blanche qui venons de retrouver notre conscience raciale et la tenons pour déterminante dans tous les actes de la vie et pour l'avenir de notre descendance responsable de l'essor de la civilisation … " Mais Saint-Loup va plus loin ; il ne se contente pas d'évoquer une race dont la conscience s'arrêterait à la couleur de la peau. L'idée des ethnies, des " patries charnelles " qui composent l'Europe et doivent retrouver leurs racines profondes, est chez lui déterminante. Dans Les SS de la Toison d'Or, il rapporte l'épopée de Léon Degrelle combattant pour la résurrection de la Grande Néderlande et de l'idéal bourguignon. Ces thèmes trouvent aussi leur place dans des ouvrages comme Nouveaux Cathares pour Montségur (Occitanie), La République du Mont Blanc (Savoie, pays d'Aoste), Plus de Pardons pour les Bretons ou Le Sang d'Israël. Quand ils ne sont pas légionnaires, les héros de Saint-Loup se nomment Barbara, Marcheron, Juan Jorge Link, Eugen Guido Lammer ou... Guido La Meslée. Guido La Meslée, noble figure de Face Nord, est chef d'un Centre Jeunesse et Montagne, II personnifie à lui seul la hauteur d'âme, la performance, le défi, l'amour de 1a compétition. Dans ce roman - où le Zarathoustra de Nietzsche n'est jamais loin - on retrouve tous les thèmes chers à Saint-Loup. C'est un feu d'artifice, qui coupe le souffle du lecteur, le sonne, l'épuise bel et bien...avant de le pousser à chercher les plus grandes et les plus folles confrontations avec cette beauté à elle seule contenue "dans les virginités de la terre ". Ici, l'écrivain s'attaque à la montagne avec la même conviction, la même force qui lui firent décrire l'aventure du front de l'Est. Son héros se dresse cette fois contre les faibles, l'autorité hiérarchique de Vichy, et l'Eglise. Ici aussi il demeure incompris par la majorité ; il est lâché, jugé. Mais au petit groupe qui continue à le suivre, et qui est décidé à passer sous des arches de lumière éclatante, il donnera cette formule : " Je veux faire de vous les représentants d'une humanité supérieure. Celle où l'homme aura dominé la crainte de la mort. "
LES CONQUÉRANTS
Et maintenant, nous voici entraînés sur la trace des conquérants des terres hostiles. Avec La Nuit commence au Cap Horn, récit du génocide des Indiens à travers l'acharnement d'un pasteur proAsélyte à la détermination étonnante. Dans Monts Pacifique, l'écrivain rapporte le détail d'une expédition qu'il organisa dans l'île inexplorée de Sainte-Agnès où il comptait trouver trace des derniers descendants des Indiens purs. Tandis que dans Götterdämmerung, il avoue avoir été à la recherche dans ce même archipel d'une base constituée de rescapés de la débâcle allemande. Quand le mythe pointe encore sous des horizons solitaires et glacés... Pour terminer, nous laisserons tout d'abord la parole à Antoine Germigny qui écrivit dans RIVAROL à propos, de Saint-Loup cette phrase admirable : " Retrouver, au soir d'une rude journée sa jeunesse intacte parce qu'on ne l'a pas trahie, c'est la plus belle récompense qu'un homme puisse rêver. " Durant sa longue existence, Saint-Loup aura toujours transmis le même message sans jamais dévier. Comme il aimait si bien le dire et le faire dire à ses personnages : " Mon honneur s'appelle fidélité. " Ne laissons pas brûler son oeuvre et tout ce qu'elle porte en elle de vital et de fondamental, pour notre devenir et celui de nos enfants.

Source: http://panorama.europa.free.fr/ecrivains.htm


1 Responses to “Le sulfureux héritage de SAINT-LOUP”

  1. Anonymous Pierre 

    Pour lire en pdf les SS de la Toison d'or :

    http://www.thule-italia.net/ns/SAINTLOUPLes%20SSdelaToisondOr.pdf

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